Une approche globale des migrations*

LIBE - Interparliamentary Committee meeting European Parliament - National Parliaments : 'A holistic approach to migration '

LIBE – Interparliamentary Committee meeting European Parliament – National Parliaments : ‚A holistic approach to migration ‚

L’interdépendance des États membres de l’Union européenne est au cœur de la raison d’être même de la construction européenne.
« L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait », c’est l’une des déclarations les plus connues de Robert Schuman, en mai 1950, lorsqu’il proposait la création de la CECA.
À l’époque, la création et le renforcement des liens d’interdépendance entre États était la meilleure des recettes pour mettre en marche la construction européenne.
Aujourd’hui, nous avons un devoir de solidarité pour gérer les flux migratoires.
De même, nous avons la responsabilité d’accueillir dignement les personnes qui cherchent refuge en Europe. Le double défi qui s’ensuit consiste, d’une part, à promouvoir l’intégration, notamment à travers un accès rapide au marché du travail. D’autre part, le flux ne va pas s’arrêter de si tôt et il faudra trouver des solutions non seulement à court terme, mais aussi à moyen et à long terme.
Une véritable approche holistique du défi migratoire doit aussi comprendre le dialogue avec tous les acteurs de la société afin de favoriser l’intégration.
La question migratoire a figuré au cœur des débats de la Conférence interparlementaire pour la Politique étrangère et de sécurité commune et la Politique de sécurité et de défense commune, qui s’est déroulée à Luxembourg du 4 au 6 septembre 2015 et qui a été présidée par mon collègue Henri Kox.
Les Parlements nationaux et le Parlement européen ont exigé de:
– créer des voies sûres et légales d’entrée dans l’UE, qui permettent d’éviter le transport par les trafiquants qui met des vies en danger.
– renforcer la coopération entre l’UE et les pays d’origine et de transit.

– ne pas se limiter aux opérations de sauvetage en mer et au démantèlement des réseaux criminels de trafiquants
– développer une approche commune fondée sur la solidarité et la responsabilité partagée afin de mieux gérer et coordonner les flux migratoires,
– s’efforcer d’atteindre les objectifs d’aide au développement des Nations Unies pour aider à résoudre ces problèmes à la source.
– de mettre en œuvre la solidarité envers les États membres où la pression migratoire est la plus aigüe ainsi qu’envers les demandeurs d’asile arrivant dans l’Union.
– d’augmenter les efforts afin d’arrêter les conflits en Syrie et de stabiliser la région élargie du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
Le Conseil européen du mardi, 22 septembre, a pris des décisions allant dans la bonne direction, même si la présidence avait espéré pouvoir éviter un vote.
Être membre de l’Union européenne signifie qu’on ne peut pas se limiter à prendre, mais qu’il faut aussi donner ; qu’on ne peut pas seulement bénéficier des avantages qu’elle procure, mais qu’il faut également s’engager à venir en aide lorsque c’est nécessaire.
L’Union européenne doit être aujourd’hui une communauté de solidarité de fait et notre seul choix est de combattre les égoïsmes nationaux.
Il faut en finir avec la politique des barbelés et celle du repli.
Le droit à l’asile est un droit fondamental. Nous devons nous donner les moyens nécessaires pour pouvoir respecter ce droit fondamental.
Samedi passé, le vice-président du Front national et député européen, s’est rendu à Schengen en compagnie d’autres militants du FN pour déposer une gerbe à la mémoire de la libre circulation et pour célébrer le retour des frontières nationales au sein de l’Union européenne.
A mes yeux, il est impensable que les avantages dont bénéficient au quotidien des millions de personnes en Europe soient remis en question par des pensées nationalistes.

Au sein de l’espace Schengen, chaque fermeture de frontière ne saura être que temporaire et menée selon les règles définies par les traités.
Le Luxembourg doit continuer à tout faire pour répondre non seulement au défi migratoire, mais aussi pour que ce dernier ne soit pas instrumentalisé à des fins nationalistes et à celle d’un retour des frontières au sein de l’Union.

* Résumé du discours que j’ai fait à Bruxelles, le 23 septembre 2015 comme représentant de la commission des affaires étrangères et européennes luxembourgeoise. INTERPARLIAMENTARY COMMITTEE MEETING European Parliament – National Parliaments
A holistic approach to migration
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